Lorsqu’une personne vit avec une maladie chronique, l’angoisse peut venir s’ajouter à une réalité déjà difficile.
J’ai accompagné plusieurs patients dans cette situation. J’ai également un ami atteint de mucoviscidose qui doit composer, en plus de sa maladie, avec l’angoisse. Dans ce contexte, il est tentant d’attendre le moment où l’on sera enfin complètement rassuré. Le moment où l’avenir paraîtra plus sûr, où les symptômes disparaîtront, où tout ira suffisamment bien pour recommencer à vivre.
Mais cette certitude absolue n’arrive jamais vraiment.
L’incertitude concerne tout le monde. La maladie la rend simplement plus visible et plus difficile à ignorer.
Chercher constamment à se rassurer peut alors prendre une place immense. On surveille son corps, on anticipe ce qui pourrait arriver et on tente de contrôler chaque risque. Toute l’énergie finit par être consacrée à survivre.
Le travail consiste progressivement à comprendre l’incertitude à un niveau plus profond. Cela signifie reconnaître que l’on ne pourra jamais tout prévoir, sans attendre que la peur ait complètement disparu pour avancer.
Lorsque toute notre attention est tournée vers la durée de notre vie, nous pouvons finir par oublier de la vivre. L’objectif n’est évidemment pas de négliger sa santé ou ses traitements. Il s’agit de ne plus laisser la peur décider de la manière dont nous utilisons le temps qui nous est donné.
Plutôt que de chercher uniquement à rallonger sa vie en essayant de survivre, remettez-y plutôt de l’intensité : faire ce qui compte pour soi, voir les personnes que l’on aime, s’engager dans un projet.
Accepter de ressentir de la peur tout en continuant à avancer.
L’incertitude reste présente, mais elle ne dirige plus chaque choix.
C’est souvent à cet endroit que l’on recommence réellement à vivre.
Découvrez la méthode Protocole Angoisse pour apprendre progressivement à faire face à l’angoisse et à l’incertitude :

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