Nous vivons dans une société où l’inconfort est souvent évité.
Quand une sensation dérange, le premier réflexe est de vouloir revenir rapidement à un état plus calme. La peur est alors traitée comme un problème à régler, au lieu d’être vécue comme une expérience à traverser.
C’est là que l’angoisse peut prendre une place particulière.
Elle vient parfois mettre la personne face à une peur qu’elle évite depuis longtemps. Une peur du corps, de perdre le contrôle, ou une peur de ressentir quelque chose de trop fort. Dans ce sens, l’angoisse peut devenir une forme d’épreuve intérieure.
Dans beaucoup de cultures, il existait des rites de passage.
Ces moments permettaient à une personne de se confronter à une vraie difficulté pour franchir une étape importante de sa vie. Il y avait une épreuve à regarder en face. Une forme d’inconfort à traverser pour apprendre à affronter la peur, au lieu de la contourner.
Aujourd’hui, ces passages ont presque disparu.
On apprend surtout à éviter la peur. On cherche à rester dans une zone de confort, avec l’impression d’être en sécurité et de garder le contrôle.
Alors, quand l’angoisse arrive, elle vient parfois jouer ce rôle d’épreuve. Elle remet la personne face à ce qu’elle avait pris l’habitude d’éviter. C’est inconfortable, mais c’est aussi là que quelque chose peut évoluer.
Quand l’angoisse monte, le réflexe naturel est de vouloir reprendre le contrôle immédiatement.
La personne se met à vérifier ses sensations. Elle cherche à comprendre ce qui se passe, à se rassurer sur le fait que tout va bien.
Mais ce réflexe envoie un mauvais signal au cerveau.
Il comprend que les sensations d’angoisse méritent une réaction d’urgence. Alors il continue à déclencher l’alerte.
C’est comme ça que le cercle de l’angoisse se renforce : plus la personne cherche à sortir rapidement de l’inconfort, plus le cerveau associe cet inconfort à un danger.
Le travail consiste à changer de posture face à l’angoisse.
Au lieu de chercher à la faire disparaître immédiatement, il s’agit de rester progressivement au contact de ce qui est ressenti.
Chaque fois que la personne traverse une sensation d’angoisse sans la traiter comme une menace, le cerveau reçoit alors une nouvelle information.
Il comprend que ces sensations peuvent être fortes, mais qu’elles peuvent aussi être traversées.
C’est ce passage qui permet de reprendre de la liberté.
L’angoisse devient alors une épreuve qui oblige à grandir. Elle demande du courage, mais c’est précisément en traversant ce passage que la personne apprend à ne plus avoir peur de ce qu’elle ressent dans son corps.
Sortir de l’angoisse demande d’apprendre à traverser ce qui se passe dans le corps, même quand l’inconfort monte.
Le vrai changement arrive quand la personne comprend qu’elle peut ressentir ces sensations sans être en danger.
C’est un apprentissage progressif. Il demande de rencontrer l’angoisse d'une autre manière, avec moins de lutte et plus de présence.
C’est précisément ce travail qui permet au cerveau de comprendre qu’il peut relâcher l’alerte.
Si vous souffrez d’angoisse, d’anxiété ou de crises de panique, le Protocole Angoisse de Maxime Tarcher, psychologue spécialisé dans l’angoisse, vous aide à avancer avec une méthode structurée, des exercices concrets et un cadre progressif.

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