QUE PENSEZ-VOUS DES APPROCHES SOMATIQUES DE RÉGULATION DU SYSTÈME NERVEUX ?
Ça peut aider, surtout à court terme.
On voit actuellement beaucoup de contenus sur la régulation du système nerveux, avec des définitions parfois différentes.
Si l’on parle bien de pratiques basées sur la respiration, le relâchement, l’ancrage ou la recherche d’une sensation de sécurité, alors oui, ces approches peuvent aider.
Elles peuvent notamment être utiles à court terme lorsque les sensations d’angoisse deviennent très intenses. Certaines personnes apprécient beaucoup ces méthodes et constatent qu’elles leur apportent un apaisement.
Il faut cependant rester nuancé.
Lorsque l’on cherche à calmer l’angoisse en permanence, on peut finir par partir du principe qu’elle représente un danger. Sinon, pourquoi faudrait-il systématiquement la faire redescendre ?
Or, le point central dans le travail sur l’angoisse consiste généralement à se réhabituer progressivement à ce qui fait peur.
Sans cette étape, l’habituation devient difficile et notre pensée peut continuer à considérer la situation comme dangereuse.
Imaginez une personne qui tombe de cheval.
Elle peut prendre le temps de se détendre et de se rassurer après sa chute. Mais si elle souhaite remonter à cheval et reprendre sa vie, elle devra à un moment donné retourner progressivement vers ce qui lui fait peur.
Le principe est le même avec l’angoisse.
Les techniques de régulation peuvent aider à traverser certains moments. Mais elles deviennent encore plus intéressantes lorsqu’elles sont complétées par un travail qui permet d’avancer progressivement vers la peur, avec du bon sens.
Les approches somatiques, comme beaucoup d’autres méthodes, peuvent donner des résultats.
L’essentiel est d’éviter de passer sa vie à essayer de calmer chaque montée d’angoisse. Le travail consiste aussi à apprendre à retourner progressivement vers les situations redoutées.
Le véritable objectif est de retrouver progressivement la liberté de faire ce qui compte pour soi, sans consacrer toute son énergie à calmer ou à supporter l’angoisse.

INSCRIVEZ-VOUS GRATUITEMENT
Je HAIS le spam. Votre email ne sera jamais partagée